Sortie des adérents Octobre 2014

La dernière sortie 2014 du Retromobil Club de Tulle, fin octobre, a conduit une quinzaine de véhicules sur la route des châteaux du Cantal. Rendez-vous avait été donné aux participants dans les locaux du club, autour d’un café, pour 8 heures. D’autres rejoindront le groupe sur le parcours.

Une quinzaine de véhicules, de l’AC4 torpédo 1929 à la génération Youngtimer’s, constitue le groupe. Après la remise d’un roadbook afin que personne ne s’égare, les équipages s’ébranlent en direction de notre première étape de la journée, le Château de la Vigne, qui se situe sur la commune d’Ally dans le Cantal, soit environ 80 km en passant par Argentat, Saint-Privat et Pleaux.

La route des chateaux du Cantal

Timing parfait ! Notre rendez-vous fixé quelques semaines au préalable à 10 heures a été respecté à la lettre car les premiers véhicules franchissent les grilles du château à l’heure dite pour se ranger dans la cour réservée à cette occasion. Nous sommes accueillis par les propriétaires des lieux, Bruno de La Tour et son épouse, qui assureront la visite des lieux.

D’abord castrum mérovingien, puis forteresse médiévale, rebâti au XVe siècle par les seigneurs de Scorailles en face d’un panorama grandiose, le château de La Vigne se compose de corps de logis et tours, l’ensemble couronné d’un chemin de ronde sur mâchicoulis.Dans des décors d’époque seront évoqués le passage de la princesse de Condé et le séjour de Jean-Jacques Rousseau en 1767.

Encore meublé et habité par les descendants des constructeurs, La Vigne est un témoignage vivant du riche passé de la Haute Auvergne. Le château propose aussi une étonnante rétrospective de l’histoire de l’automobile au travers de 4.000 voitures miniatures et jouets anciens, une présentation de plus de 150 maquettes d’avions, ainsi qu'une surprenante collection de 1.000 poupées venues des quatre coins du monde.

Après la visite des lieux et des collections, nous sommes conviés à un apéritif sur les terrasses du château, qui par cette journée ensoleillée, s’avère être un pur moment de bonheur et de convivialité. Pour poursuivre notre vie de château de ce jour, le déjeuner nous est servi dans la salle à manger privée réservée aux réunions de famille du propriétaire.

Vers 15 heures, nous quittons les lieux en direction de la deuxième étape de notre périple, le château d’Anjony, à Tournemire qui fait partie de l’association des Plus Beaux Villages de France, à une quarantaine de km de celui de La Vigne.Nos véhicules sont également stationnés dans les dépendances du château, au pied des tours, surplombant la vallée.

Gouaille et Histoire au château d'Anjony

L'impressionnant donjon d'Anjony (www.anjony.fr) prototype des petites forteresses de montagne du XVe siècle, offre de riches intérieurs meublés et décorés de remarquables fresques du XVIe siècle. Le château est habité par la même famille depuis l’origine (vers 1430) et ouvert au public depuis plus de 70 ans.

Le château d’Anjony a été construit aux environs de 1430 par Louis d’Anjony, compagnon de Jeanne d’Arc, ayant reçu de Roi Charles VII mission de représenter l’autorité royale. Son histoire, sous l’ancien régime, est tumultueuse car, durant deux siècles, une véritable « vendetta » opposa la famille d’Anjony à celle des Tournemire, trop proche voisins et rivaux. Au XVIIIe siècle, Claude d’Anjony ajouta à la construction médiévale un corps de logis plus accueillant et plus conforme aux goûts de l’époque. Malgré les vicissitudes subies par la famille d’Anjony durant la révolution de 1789, le château est demeuré intact durant la tourmente. Il n’a pas non plus subi de transformation au XIXe siècle, ce qui vous permet de visiter un monument, toujours habité, et demeuré tel qu’au temps des rois.

C'est un guide exceptionnel, Jean Chanaux, qui fait visiter les lieux avec sa gouaille et ses anecdotes. A l’issue de la visite, nous prenons le temps de flâner un peu sous le soleil ambiant de cette très belle journée d’automne.

Retour à Tulle sans encombre

Le retour vers Tulle se passe sans encombre. Pas de panne, même ma Panhard Z1 qui durant les 20 dernières années avait fait que quelques kilomètre de temps à autre pour aller à la boulangerie du village du fils de son ancien et unique propriétaire depuis 1955, a effectué les 200 km au travers des monts du Cantal , certes en fumant un peu, nécessitant un rajout d’huile à deux reprises. Cette mécanique m’étonnera toujours !

Alain et sa compagne ont prouvé avec leur Citroën AC4 Torpédo de 1929 qu’il pouvait se joindre à une sortie avec des véhicules plus récents. En adaptant les horaires, des sorties aux kilométrages raisonnables et des arrêts pour se regrouper, tous les types de véhicules peuvent rouler ensemble.

La conclusion a eu lieu vers 20 heures autour d’un pot de l’amitié au club pour ceux dont le retour passait par Tulle.