En Traction derrière un Chenard

Première sortie de l'année, première douche... Les courageux du Rétro n'ont pas été arrêtés par la pluie dimanche 12 mars, dans leur périple Tulle-Lascaux.

C'est presque une tradition : il pleut pour la sortie Décrassage. Ce n'est pas ce qui a arrêté les adhérents du Rétro et leurs amis. Ca faisait même bien longtemps qu'une sortie organisée par le club n'avait pas connu une telle affluence : 25 voitures et utilitaires, 55 participants ! Il faut dire que le programme était alléchant : la visite de Lascaux IV, le nouveau centre d'interprêtation de l'art pariéral ouvert fin 2016, à Montignac, en Dordogne.

Avant de marcher dans la grotte, il a fallu rouler. Sur quelques petites routes, de Tulle à la Dordogne en passant par Larche, personne ne s'est perdu, et nulle panne n'était à signaler. Le cortège était plutôt hétéroclite : Simca Aronde, Citroën SM, Renault Fuego, Morris, Acadiane, Mercedès cabriolet, utilitaire Chenard et Walker, Alfa, Golf... il y en avait pour tous les goûts.

Une étonnante abbaye

Du décollage officiel vers 9 heures, gare de Tulle, jusqu'à Saint-Amand de Coly, lieu de la pause repas, il a fallu deux petites heures, par les plateaux de Corrèze et de Dordogne embrumés et humide.

A Saint-Amand de Coly, avant un excellent repas, la balade a mené les visiteurs dans l'étonnante abbaye romane, monument impressionnant de hauteur, dépouillé et majestueux, massif et fortifié. Une belle découverte !

Après le repas, direction Lascaux, à quelques kilomètres de là. Ce n'est plus la modeste reproduction Lascaux 2 qui attend les visiteurs, mais l'énorme centre de béton Lascaux 4, appuyé à la mythique colline devenu un sanctuaire que l'on n'approche plus.

Techno-grotte

Ce que la technologie, omniprésente durant la visite, a gagné, le charme y a un peu perdu avec cette nouvelle version de la grotte. Celle-ci est moins intime, paraît moins naturelle que la précédente perdue dans les bois. La visite est dans la norme de ces centre modernes, rapide pour la grotte, très pédagogique et informatisée pour le centre d'interprètation.

Reste la beauté des oeuvres exécutées par nos lointains prédédesseurs, qui n'étaient pas de simples copieurs de scènes naturelles, mais des artistes inventifs et talentueux.

Puis les véhicules, pas tous préhistoriques, ont repris la route de la Corrèze, sous la pluie, parfois avec un éclairage digne d'une lampe à la graisse de renne. Aux dernières nouvelles, tout le monde aurait réussi à rallier son garage. A la prochaine !

JLM